Un rêve devenu réalité

Antoine Cauty - Un rêve devenu réalité

Le 26 avril 2026, j’ai couru le marathon de Londres, avec un dossard solidaire pour l’association Make-A-Wish. Une course chargée d’émotions.

Après avoir terminé le marathon de Paris en 2025, J’avais envie d’un nouveau challenge sur un marathon prestigieux, faisant partie des « World Marathon Majors« . Plus qu’un simple défi sportif, je souhaitais aider une association et partager cette expérience. J’ai choisi de courir pour Make-A-Wish, qui réalise les vœux des enfants malades. Un rêve concrétisé a un immense pouvoir : partagé en famille, il montre à chaque enfant que rien n’est impossible et lui donne la force de combattre la maladie.

Courir le marathon de Londres au nom d’une cause aussi noble donne une dimension encore plus significative à cette course. Dans cet article, je reviens sur l’avancée de ma récolte de fonds et sur le récit de ma course !



Cagnotte solidaire : objectif de 3 500 euros atteint !

Depuis l’été 2025, j’essaie de faire connaître l’association à mes proches, expliquer ses missions, récolter des fonds… Tout ce travail m’a permis de développer mes compétences et de rencontrer de nouvelles personnes formidables, dont l’équipe française de Make-A-Wish.

Après plusieurs mois de « fundraising« , je suis heureux d’annoncer que l’objectif de 3 500 euros a été atteint le 23 avril 2026 ! Cette incroyable somme va permettre de réaliser plusieurs vœux d’enfants malades. C’est une immense fierté.

Merci à tous les donateurs pour votre incroyable générosité, cela me va droit au cœur. Votre mobilisation est la preuve que, ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. Merci aux personnes qui m’ont soutenu et qui ont cru en mon rêve. Je suis fier de porter ce projet avec vous à mes côtés. Merci infiniment.

Et maintenant, place au défi sportif : courir le marathon de Londres !

Un immense MERCI à toutes les personnes qui m'ont apporté leur soutien : ensemble, nous avons récolté 3 500 euros en faveur de Make-A-Wish 💙 Ce dimanche, je vais participer au #LondonMarathon avec un dossard solidaire pour l'association. Toute votre énergie va me porter jusqu'à l'arrivée !

Antoine Cauty (@antoinecauty.fr) 2026-04-24T06:40:55.710Z


Le récit de ma course de rêve

Le dimanche 26 avril 2026, c’est le jour J. Ce matin, il fait très beau, environ 12 degrés. Direction le parc de Greenwich, au sud-est de Londres, pour rejoindre la zone de départ. Transports gratuits et nombreux, plusieurs aires de départ selon les temps estimés, possibilité de laisser un sac que l’on retrouve facilement à l’arrivée… L’organisation est parfaite, on se croirait dans un festival d’été !

Le parc de Greenwich, un décor de rêve pour le départ du marathon de Londres

Mon départ est prévu à 9h48 et je pars… à 9h49 ! Je passe la ligne de départ avec une petite larme à l’oeil. Ce moment est enfin arrivé, après 8 mois de récolte de fonds et 4 mois d’entraînement (voir le récapitulatif). Mon objectif principal est de profiter au maximum de l’ambiance et du parcours du marathon de Londres !

Les cinq premiers kilomètres se passent parfaitement. Ce qui me marque, c’est l’ambiance familiale et chaleureuse. Dès le départ, le public est massé sur les trottoirs, les enfants tendent leurs mains pour des « high five », les sonos sont de sortie dans les rues. C’est la fête de quartier ! Je me sens très bien, j’ai respecté mon plan de ne pas partir trop vite, Je suis dans un rêve éveillé ! Chrono au km5 : 24’48’’.

Le rythme s’installe. Vers le 6e kilomètre, on passe par Charlton, un quartier résidentiel qui combine des maisons en brique jaune (une pensée pour les Arctic Monkeys) et des habitations victoriennes plus anciennes. Sur certaines terrasses, des DJs amateurs passent du bon son (comme « Never Come Back » de Caribou). Le monde au bord de la route est impressionnant. Je comprends mieux pourquoi l’organisation parle d’un million de spectateurs !

Au 10ème kilomètre, le parcours nous mène vers l’imposant « Cutty Sark ». Ce vieux voilier semble nous surveiller du haut de sa structure de verre. C’est le premier gros « mur de son » de la journée. Les acclamations sont assourdissantes, la BBC est présente avec des caméras et l’énergie est contagieuse. J’ai des yeux d’enfants. Chrono au km10 : 49’19’’.

Courir autour du "Cutty Sark", un rêve devenu réalité (Ben Whiteley/PA)

On quitte l’effervescence pour s’enfoncer dans les quartiers de Deptford et Rotherhithe. C’est une portion un peu plus calme, plus introspective. Je me concentre sur ma respiration et mon hydratation. La chaleur monte, il fait 16 degrés. Les rues se resserrent, les spectateurs sont à quelques centimètres de nous. Je me rends alors compte d’une difficulté que j’avais mal anticipé : à Londres, il faut beaucoup slalomer pour éviter les autres coureurs… Cela coûte du temps et de l’énergie.

Heureusement, je peux compter sur le public. Toutes les vingt secondes, un spectateur crie en essayant de prononcer mon prénom « Antoine », inscrit sur mon t-shirt. J’ai même droit à des « French Guy ». Au 15ème kilomètre, vers Canada Water, ma conjointe et mes deux enfants sont venus pour m’encourager. Je les retrouve pour quelques secondes ensemble, le meilleur moment de mon marathon. Un souvenir pour toute la vie. Cela me donne un coup de boost supplémentaire. Chrono au km15 : 01h14’39’’.

Les cinq kilomètres suivants sont très agréables, en ligne droite et plat. D’un coup, on tourne à droite et il est là : le « Tower Bridge ». Courir sur ce monument emblématique est indescriptible, un décor de rêve. Le ciel de Londres se dégage, les tours du pont se dressent devant moi, et le bruit de la foule devient un rugissement.

Une « cheer zone » de Make-A-Wish est présente. C’est le point culminant de l’euphorie. Je pense à toute cette aventure. Toutes les personnes rencontrées, tous les soutiens reçus, tous les vœux d’enfants malades qui vont être réalisés. J’en ai des frissons. Quel moment ! Chrono au km20 : 01h39’10’’.

Le "Tower Bridge" pendant le marathon de Londres, un décor de rêve (Dean Mouhtaropoulos/Getty Images)
Le "Tower Bridge" pendant le marathon de Londres, un décor de rêve (Jonathan Brady/PA)
Antoine Cauty sur le "Tower Bridge" pendant le marathon de Londres, un décor de rêve
Antoine Cauty sur le "Tower Bridge" pendant le marathon de Londres, un décor de rêve

Je passe la marque du semi-marathon en 01h44’40’’, je suis satisfait du chrono. Tous les coureurs s’enfoncent alors dans l’Est londonien. Nous passons par l’Isle of Dogs. Contrairement à Paris, il n’y a pas d’animation dans les tunnels empruntés, c’est dommage. Surtout que la foule est un peu plus éparse par endroits. Je continue sur un bon rythme, j’ai plus d’une minute d’avance sur mon temps réalisé à Paris en 2025. Chrono au km25 : 02h04’03.

Mais c’est là qu’arrive un moment important de mon marathon. Je me rends compte que mon cardio reste trop haut et je sens une très légère pointe au niveau de mon coeur. Comme si un point de côté pointait le bout de son nez… Il est 12h00, il fait 19 degrés et le soleil tape fort. Alors je décide de ralentir très légèrement. Le parcours serpente entre les gratte-ciels de Canary Wharf. Le GPS passe très mal ici, ma montre connectée ne délivre plus les bonnes données. Sans vraiment m’en rendre compte, je me laisse « m’endormir » à allure 05:10. Chrono au km30 : 02h29’33.

Le marathon de Londres passe par Canary Wharf (David Cliff / London Marathon Events)
Antoine Cauty à Canary Wharf durant le marathon de Londres

Je profite simplement de l’ambiance, sans vraiment me soucier du chrono. Je prends par exemple un moment pour danser à « Rainbow Row », une section de 250 mètres transformée en une fête monumentale par la communauté LGBTQ+. Du disco, de la joie collective, de l’inclusion, du respect. Tout ce que j’aime. D’ailleurs, la solidarité entre les coureurs est aussi palpable : un regard, un encouragement rapide, on ne se lâche pas. Chrono au km35 : 02h54’31.

Une fois la « Tower of London » passée, je me reconcentre sur l’aspect sportif. Je sais qu’il ne me reste plus que 7 kilomètres. Alors je me permets d’accélérer à allure 04:40, surtout que mon cardio est redevenu stable. J’ai l’impression de voler le long de l’Embankment, au bord de la Tamise. Mes jambes sont encore très bonnes. Le public est exceptionnel. Je compte parfois 5 rangs de profondeur, c’est fou. Chrono au km40 : 3h18’49’’.

Antoine Cauty devant le "London Eye" pendant le marathon de Londres, un décor de rêve
Le marathon de Londres avec "Big Ben" en fond, un décor de rêve

Après le « London Eye », une deuxième « cheer zone » de Make-A-Wish est présente. J’en profite pour adresser un immense merci aux bénévoles de l’association qui sont restés plusieurs heures pour nous supporter.

Je continue ma « remontada ». Le passage devant « Westminster » et « Big Ben » est impressionnant. L’arrivée se rapproche, le rêve devient réalité, je n’en reviens pas.

Antoine Cauty devant "Big Ben" pendant le marathon de Londres, un décor de rêve

J’arrive devant « Buckingham Palace », en lui faisant un salut de la main. Puis la perspective de l’avenue « The Mall » s’ouvre devant moi, avec ses tribunes pleines et ses drapeaux. C’est la dernière ligne droite.

Les larmes montent. Je lève les bras et je profite, tout sourire. Je ferme les yeux un instant, pour savourer. La ligne franchie, le chrono s’arrête : 03h28’45. Le même chrono qu’à Paris en 2025, c’est fou. J’ai couru le second semi-marathon en 1h44’05 », soit en « negative split » (deuxième semi plus rapide que le premier semi). Je suis hyper content de ma gestion de course !

Antoine Cauty sur la dernière ligne droite du marathon de Londres, un rêve devenu réalité
Antoine Cauty sur la dernière ligne droite du marathon de Londres, un rêve devenu réalité
Antoine Cauty au passage de la ligne d'arrivée du marathon de Londres, un rêve devenu réalité
Antoine Cauty avec la médaille de "finisher" du marathon de Londres, un rêve devenu réalité

J’appelle mes proches et je rejoins l’équipe de Make-A-Wish pour une jolie réception, prévue pour les coureurs. Massages, buffets, surprises… Nous sommes chouchoutés. Merci à Jack et Allie pour avoir rendu cette folle aventure possible.

Antoine Cauty avec Jack et Allie de Make-A-Wish UK

Conclusion et perspectives

Je suis tellement heureux de ce marathon de Londres ! J’ai rempli tous mes objectifs : profiter à 200% de l’ambiance, être intelligent dans ma gestion de course et réaliser un chrono de 3h28. Les moments les plus marquants sont la joie partagée avec mes proches et avec les membres de Make-A-Wish. Et je réalise la chance d’avoir participé à une course où plusieurs records du monde prestigieux ont été battus :

  • record du monde masculin du marathon : 1h59’30’’ par Sabastian Sawe
  • record du monde « women-only » du marathon : 2h15’41’’ par Tigst Assefa
  • record de la plus grande collecte de fonds en une journée : 87,5 millions de livres sterling
  • record du plus grand nombre de finishers : 59 830 coureurs

En étant moi-même « finisher« , je fais donc officiellement partie d’un record inscrit au Guinness World Records ! Je me revois enfant, en train de lire le « Guinness des records » ou devant l’émission « L’Été de tous les records ». J’avais ce rêve secret d’y participer, la boucle est bouclée !

Maintenant que cette aventure se termine, quels sont mes prochains défis ? J’ai adoré partir une semaine complète à Londres avec mes proches. Bien que les 10 000 pas quotidien ne sont pas forcément recommandés avant un marathon, le partage en famille en vaut la peine !

Londres étant certifié « European Marathon Classics« , je suis tenté par l’idée de participer à une autre course de ce circuit européen. Le marathon de Copenhague en mai 2027 pourrait être l’occasion de découvrir cette ville avec ma conjointe et mes enfants.

Prochainement, j’aimerais aussi tenter de nouveaux défis : participer à un trail long de 80km, réaliser un triathlon M… Les envies ne manquent pas, c’est certain !



Envie de réaliser un nouveau rêve ?

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de contribuer à ce projet solidaire, il est encore temps ! Vous pouvez faire un don sécurisé via la page de collecte, en faveur de l’association Make-A-Wish.

Chaque don est une marque de soutien pour les enfants malades qui méritent plus que tout le bonheur. Vos contributions, qu’elles soient grandes ou petites, font une réelle différence. Chaque rêve doit devenir réalité !



Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout. Rendez-vous dans quelques semaines pour un dernier billet sur mon blog !

Antoine Cauty


Antoine Cauty - Dernière ligne droite - Avril 2026
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